Un certain nombre d’équipements est nécessaire pour assurer les fonctions de lavage et la sécurité d’une machine. Le choix, la performance et le dimensionnement de ces équipements résultent des besoins de lavage et des impositions réglementaires.
La possibilité de disposer d’une machine avec plusieurs réservoirs (ou plusieurs cuves) permet de préserver le plus possible la propreté du dernier produit utilisé, par lavages successifs dans des bains différents, de moins en moins contaminés.
Le retour de solvant propre, provenant du distillateur, se fait toujours dans le dernier réservoir de produit.
En cas de risque d’oxydation des pièces après lavage, un autre réservoir (ou cuve) peut être ajouté pour faire un regraissage avec un produit spécifique.
Le nombre de réservoirs de produit de lavage est généralement de 2 à 3.
Dans le cas d’utilisation d’un solvant, une bonne distillation permet de le régénérer, par séparation des salissures (huile en particulier), et de ne réinjecter qu’un solvant propre dans la machine pour le lavage.
La distillation peut se faire lors de phases d’arrêt de la machine, soit de manière continue, ce qui est indispensable pour les machines utilisées en trois postes.
La distillation peut se faire dans un équipement incorporée à la machine, ou sur une installation séparée.
Le dimensionnement de la distilleuse doit être fait en fonction du flux maximum d’huile apporté par les pièces.
Le déshuileur a la même finalité que l’installation de distillation (c'est-à-dire épurer le produit de lavage), mais il est utilisé pour les produits lessiviels, qui ne peuvent pas être distillés comme les solvants.
Il existe différents types de déshuileur :
Lors du chargement dans la chambre de travail, une certaine humidité peut être introduite par l’air ambiant et par les pièces.
Pour éviter que cette eau retourne dans la cuve de solvant propre, après la phase de condensation, il convient de la piéger par un séparateur d’eau, qui agit tout simplement par différence de masse volumique.
Le séparateur d’eau a également pour fonction d’éviter la corrosion de la machine et, bien sûr, des pièces.
L’action mécanique, peut être obtenue, ou améliorée, de différentes manières.
Une des possibilités courante est de créer un mouvement des paniers.
Différents mouvements sont généralement possibles, suivant les machines:
Dans le cas le pièces fragiles, ces options ne peuvent pas toujours être utilisés, à cause des risques de chocs entres pièces. La rotation impose par ailleurs de fermer les paniers par des couvercles.
Ce dispositif est utilisé dans le cas d’immersion dans une chambre de travail, ou dans une cuve. L’agitation est effectuée grâce à des agitateurs mécaniques ou des systèmes d’injection (pouvant être à haute pression). Cette agitation facilite le détachement des particules collées sur les pièces par l’action mécanique.
L’importance de cette action est déterminée par la puissance mise en œuvre.
De plus, ces turbulences, en provoquant des effets d’aspiration au niveau des trous borgnes, facilitent la libération des particules emprisonnées.
L’agitation empêche également la formation d’un dépôt d’huile à la surface du bain, qui serait redéposé sur les pièces à leur sortie.
L’aspersion se fait grâce à des jets (rampes d’aspersion) sur les pièces à nettoyer. Les jets de produit de lavage sont dirigés dans tous les sens (haut, bas, gauche, droite) et peuvent être positionnés de façon à nettoyer toutes les surfaces des pièces. Leur pression varie de 2 à 5 bars. Un panier tournant ou des rampes tournantes permettent d’améliorer l’efficacité du lavage. Une amélioration supplémentaire peut être faite en faisant la rotation du panier et des rampes simultanément et dans des sens différents. | |
| La plupart des machines possèdent un équipement ultrasonore. Cet équipement est composé d’un convertisseur de courant électrique et de transducteurs qui émettent des ondes ultrasonores (fréquence > 20 kHz). Ces ondes se propagent dans le liquide et créent des bulles de cavitation qui, en éclatant, libèrent de l’énergie au contact des pièces. Ceci facilite le décollement des particules, mêmes adhérentes, et favorise leur dissémination dans le liquide. | ![]() |
Le choix de la longueur d’onde a un impact sur la capacité de décollement :
En pratique, une fréquence de l’ordre de 25 kHz est utilisée pour une force d'arrachement maximale et une fréquence d’environ 47 kHz pour un nettoyage de précision.
Suivant les équipements et les machines certaines possibilités se rencontrent :
Pour être efficace, l’utilisation des ultrasons nécessite une puissance ultrasonore suffisante, qui doit s’exprimer par rapport au volume de produit de lavage dans la cuve ou la chambre de travail (Généralement entre 15 et 20 W/l).
Le produit de lavage utilisé intervient dans l’efficacité des ultrasons, à cause de leur transmission plus ou moins bonne : l’eau est en principe le meilleurs fluide sur ce point.
Certaines pièces, avec des surfaces fragiles, peuvent présenter des endommagements superficiels (cas de certains revêtements), en particulier avec les fréquences les plus basses.
La filtration du produit de lavage influe considérablement sur la disparition des copeaux. Elle peut se faire en entrée de chambre (ou cuve) ou en sortie.
Il existe deux types de filtres :
Filtres à poche | Filtres cartouches |
Le système de filtration peut devenir complexe en fonction des options choisies. Ces choix vont avoir des incidences en termes de coûts d'exploitation, de coûts d'achat, de temps de cycle, etc :

Une amélioration de la performance de filtration,Le barreau magnétique, placé dans un filtre poche, est une solution simple pour retenir et éliminer une grande quantité de particules d’acier.
Cet équipement est indispensable pour la chambre de travail des machines hermétiques, utilisées avec des solvants dangereux sur le plan environnemental et sanitaire (trichlo, perchlo… par exemple) et sécuritaire (Hydrocarbures).
La mise sous vide (jusqu’à 1 bar environ) permet en effet d’aspirer les vapeurs de solvant avant ouverture de la chambre et, en supprimant l’air, d’éviter toute inflammation.
La mise sous vide a également un intérêt pour:
Limiter la température de travail de certains solvants par un vide partiel. En effet, la température de distillation dépend de la pression. Ceci permet leur utilisation avec des matériaux pour lesquels la température normale serait trop élevée (Perchloréthylène, Hydrocarbure A3 par exemple).
Les fûts étanches permettent la fourniture de produits sans émanation. Un fût de solvant neuf permet de faire les appoints et un autre fût récupère le solvant usagé. Les fûts et leurs connecteurs sont hermétiques et évitent toute fuite lors du remplissage du réservoir de la machine.
Ces fûts sont obligatoires pour les solvants chlorés. Ils peuvent être recommandés pour d'autres solvants, par principe de précaution.
Le condenseur a pour but de transformer les vapeurs de produit de lavage en phase liquide.
Le but peut être de:
diminuer les émanations vapeurs, dans le cas de limites à respecter.
Dans le cas des solvants qui ont une valeur limite d’exposition très basse (solvants chlorés par exemple), un filtre à charbon actif est utilisé pour capter les émanations résiduelles de la mise à l’air libre, sur les machines sous vide.
Deux types de filtre à charbons actifs peuvent être utilisés :
Filtre régénérable : un système de désorption récupère le solvant pour le réinjecter dans le circuit.
L'extracteur de vapeur permet de rejeter à l'extérieur les émanations de solvant. A chaque cycle, les résidus de vapeurs de la chambre de travail sont relargués dans la machine. Les exhalaisons, ainsi ventilées dans le capotage, sont alors évacuées en externe. L'extracteur évite ainsi toute émanation dans l'atelier de vapeurs toxiques.
Cet équipement n'est pas obligatoire pour l'utilisation de solvants A3, il est néanmoins recommandé par l'INRS et la CRAM.
Pour éviter les inflammations et explosions, la directive européenne ATEX (ATmosphères EXplosives), impose certaines règles de conception, aux matériels présentant ces risques .
Par exemple, lors de l'utilisation de solvant, les équipements et des controleurs de sécurité doivent assurer qu'à des températures supérieures à son point éclair, le produit ne soit pas dans des conditions d'inflammation.
Entre autre, les machines A3, utilisant le solvant à chaud, doivent donc être sous vide, écartant tout risque d'explosion.
Les équipements de gestion, suivis de process et de contrôle peuvent être plus ou moins sophistiqués.
Certains sont imposés sur le plan de la sécurité :
D’autres permettent d’améliorer la maintenance, la traçabilité, la programmation des cycles :
Enregistrement des cycles (traçabilité).
Dans l'environnement de la machine, des équipements afférents peuvent être nécessaire :